Dans un précédent post, je vous parlais d’Odile BUISSON, médecin qui vient de publier avec Louis FOLDES, également médecin, un très intéressant ouvrage sur le plaisir féminin.
Odile BUISSON n’a pas du se faire que des ami(e)s dans le corps médical en expliquant que bien souvent celui-ci considérait que le plaisir féminin « c’est dans la tête ».
Certes, certes, docteur… mais Odile BUISSON sans renier le côté psychologique de l’orgasme féminin (on pourrait dire la même chose de la jouissance masculine) démontre le côté mécanique de la chose (si je puis dire) et que la femme possède en elle un « outil » du plaisir que n’ont pas les hommes (on ne peut pas tout avoir)
Pierre FOLDES est lui aussi médecin, spécialisé dans la reconstruction clitoridienne soit après excision, soit suite à un accident.
Ce que j’ai trouvé intéressant dans ces interviews et dans ce livre, c’est que l’un comme l’autre, parlent sans tabou du plaisir en lui donnant une explication médicale, mais sans uniquement s’appuyer dessus.
Odile BUISSON était interviewée récemment par Audrey PULVAR sur France Inter. Ecoutez, c’est très intéressant.
Je vous invite à faire part de vos réactions, remarques , … en laissant votre commentaire en dessous de l’article.
Les gens qui ont inventé et a révélé le point G ont peur, parce que le point G n’existe pas: il s’agit d’une fraude scientifique?
Le point G est une hypothèse et il n’y a pas d’évidence anatomique de l’orgasme vaginal, qui a été inventé par Freud en 1905 sans aucune base scientifique. Grafenberg, en 1950, n’a pas découvert de G-spot et il n’a pas parlé d’orgasme des glandes intra urétrales, en plus il n’y a pas d’image échographique ou d’image anatomique du point G (et la prostate féminine n’a pas une structure anatomique qui peut être responsable d’un orgasme). La zone hypothétiquement appelée point G ne devrait pas être appelée avec le nom de Grafenberg. L’anatomie vulvaire et des organes érectiles (trigger de l’orgasme) est décrite dans les texts d’anatomie. La vulve est l’ensemble des grandes lèvres et du vestibule, avec son appareil érectile: clitoris (gland; corps; racines: les racines sont la partie cachée du clitoris), bulbes vestibulaires et corps spongiosum, petites lèvres; ces structures sont localisées au dessous du diaphragme urogénitale, en face de la symphyse pubienne et dans la région antérieure périnéale [1].
Dr Odile Buisson présente des hypothèses pour expliquer d’autres hypothèses, ses conclusions qui n’ont pas de base scientifique, le clitoris n’est pas le point G et il n’écrit pas combien de femmes seraient celles avec le point G. Les racines du clitoris sont attachées aux branches ischiopubiennes et sont couvertes par les muscles ischiocarverneux, pour cela ils ne peuvent pas être en contact avec la parois antérieure vaginale: le vagin n’a pas de relation anatomique avec le clitoris. L’urètre périnéale féminine, située devant la paroi vaginale antérieure, est d’environ un centimètre de longueur et la zone du point G est dans la paroi pelvienne de l’urètre (avec une échographie il n’est pas possible de visualiser les glandes qui forment la prostate féminine), le pénis masculin ne peut être en contact avec le plexus veineux de Kobelt ou avec les racines du clitoris (qui n’ont pas de récepteurs sensitifs ni de sensibilité érogène) pendant le rapport sexuelles [2,3].
En conclusion, le point G n’existe pas: orgasme Clitoridien/vaginal/utérin, le point G/A/C/U sont des termes qui ne devraient pas être utilisés par les sexologues, les femmes et les média. Les femmes ont droit au plaisir sexuel: l’orgasme féminin est possible avec une stimulation efficace chez toutes les femmes en bon état de santé. Pour les femmes la stimulation clitoridienne est importante pour atteindre l’orgasme [1,3]: le clitoris existe chez toutes les femmes (i.e. 100%!), donc pourquoi ne pas le stimuler simplement pendant le rapport sexuel avec pénétration pénienne, même avec le doigt?
Gynécologues et les sexologues doivent diffuser des informations scientifiques pour les femmes, pas que d’hypothèses.
RÉFÉRENCES
[1] Puppo V. Embryology and anatomy of the vulva: the female orgasm and women’s sexual health. Eur J Obstet Gynecol 2011; 154: 3-8.
[2] Buisson O. Le point G ou l’absence de médecine sexuelle feminine. Gynecol Obstet Fertil 2010;38,781-84.
[3] Puppo V. Le point G n’existe pas. Réponse de V. Puppo à l’article “O. Buisson. Le point G ou l’absence de médecine sexuelle féminine. Gynecol Obstet Fertil 2010;38,781-84”. Gynecol Obstet Fertil, acceptée le 22/02/2011: article sous presse.
Dr. Vincenzo Puppo
Médecin – Sexologue
Centro Italiano di Sessuologia (CIS), Italie.
Bonjour Vincenzo
Merci de votre intérêt pour ce blog et de votre commentaire précis et documenté.
Le débat est visiblement loin d’être terminé…
La question restera toujours d’actualité tant qu’il y aura des hommes et des femmes.
Vous évoquez un point important, fondamental « le droit au plaisir sexuel ». Et c’est cela le plus important.
Il ne faudrait pas que tant pour les hommes que pour les femmes ses questions se posent au moment de donner et recevoir du plaisir.
La stimulation, les préliminaires, le fantasme, l’acte sexuel lui-même … et l’amour feront le reste
Cordialement
Thiery
Le point G, il y a ceux qui le cherchent, et ceux qui l’ont trouvé !
Visiblement, tu fais partie des heureuses femmes qui l’ont trouvé
Ou qui ont su dénicher celui (ou celle) qui a su le trouver et te donner le plaisir qu’il procure !