Combien
de fois ai-je entendu des personnes me dirent qu’elles en avaient plein le dos. Ce n’est pas une expression sans conséquence et moins encore sans résonnance avec une sensation que l’on peut ressentir réellement.
Souvent, les gens qui se plaignent ainsi finissent par souffrir véritablement du dos. La parole finit toujours par donner naissance à une réaction. Quand surviennent des situations qui pèsent sur les épaules et finalement sur le dos, on finit par éprouver le besoin de le dire.
La douleur suffit à elle seule pour faire se manifester le mal-être. Pour que ce mal ne dure pas, il nous faut savoir l’identifier.
Pour se faire, il faut savoir s’interroger soi-même et se demander, lorsque le mal au dos survient, pourquoi l’on souffre autant. En d’autres termes, cela peut donner la question suivante : qu’est-ce qui pèse tant sur mes épaules ou pourquoi en ai-je plein le dos ?
On remarquera toujours que ce mal de dos correspond bien à quelque chose qui se passe dans notre vie. J’ai un ami qui souffre du dos. Il ne s’est pas posé la question du pourquoi son dos souffre autant. En plus, ce n’est pas la conséquence d’un mal psychosomatique, car il est réellement tombé et que la douleur vient des suites de son accident.
Quand on y regarde de plus prêt, il est dans une situation affective qui ne lui convient plus. Il partage sa vie avec quelqu’un qu’il n’aime plus. Résultat, il éprouve le besoin de chercher ailleurs. Son âme cherche le bonheur à l’extérieur et il cherche quelqu’un qui ait envie de partager avec lui sa vie.
Il ne supporte plus cette situation qui à présent dure depuis longtemps. Mais comprenez-vous, des engagements financiers font qu’il est plus facile de rester ensemble, même si l’on ne s’aime plus ? Alors, bien sûr, on en a plein le dos de cette situation, mais on ne peut la changer. Alors, le mal se manifeste, la douleur apparaît réellement. On souffre du dos, et si ça n’est pas suffisant, on a un accident.
Cela me rappelle aussi une amie qui ne supportait plus son travail. Elle y allait toujours à contrecœur. Elle aurait aimé, disait-elle, avoir un accident pour justifier qu’elle n’aille plus au travail. Un jour, alors qu’elle sortait de sa voiture, elle traversa la route et fut renversée. Ces traumatismes étaient si importants qu’elle écopa d’un an de rééducation physique, sans pouvoir aller au travail.
Elle comprit que cet accident n’était pas si fortuit qu’il en avait l’air et finit par quitter son travail au profit d’un autre qui lui convenait mieux. Comprendre la raison de notre souffrance, nous permet d’accéder à une vie meilleure.
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Bonjour Thierry
Voilà un thème qui fait régulièrement la une et qui interroge beaucoup de professionnels de santé comme toutes celles et ceux qui le vivent au quotidien. Super de nous l’offrir en partage.
Je nous invite à considérer une différence entre douleur et souffrance.
Je nous invite à définir la douleur comme une expression de soi (et de notre corps, et de notre organisme…) et la souffrance comme une impression de soi.
La souffrance vient de la notion de « supporter » et défini la capacité que chaque personne se donne pour supporter une situation.
La douleur trouve son champ de possibilités dans une faiblesse corporelle, plus ou moins visible, et son intensité est, à la fois, l’expression de cette faiblesse et l’expression de la relation que la personne douloureuse a, à cette douleur.
J’ai mal, et je souffre d’avoir mal ; j’ai mal et j’ai des difficultés à supporter ce mal.
Je pense qu’un professionnel de santé se doit d’accompagner toute personne dans sa douleur et dans sa souffrance.
Si des raisons physiques permettent de lever la douleur, des actions doivent être menées à ce sujet par les professionnels en questions (médecins, chirurgiens…).
Traitements médicaux et chirurgicaux sont souvent pertinents mais ils n’excluent pas la part que chacun doit se donner dans sa récupération, dans la découverte de son nouveau monde.
Le travail personnel est une constante. L’interrogation de soi est une constante, pourvu qu’elle soit orientée vers une destination. L’absence de douleur n’en est pas une ; elle est juste une envie d’éviter la destination qui est en court, celle d’avoir mal.
La destination doit être une représentation qui dépasse la sensation de douleur et qui s’inscrit dans le quotidien. Ce n’est pas un rêve qui se formule au conditionnelle, c’est une réalité qui s’engage dans le présent.
Avoir mal est aussi une opportunité pour gagner en confiance en soi, amour de soi, réalisation de soi… en un mot ESTIME DE SOI et je vous invite à lire Christophe André sur ce sujet.
A bientôt
Gilles
Bonjour Gilles
Merci de ce partage qui nous livre une autre approche de la douleur, de la souffrance et de la possibilité qui nous est offerte à travers elle de mieux nous écouter, nous comprendre et agir pour aller mieux, mais surtout aller + vers son vrai soi.
A bientôt
Thierry
Bonjour, il est vrai que les expressions courantes et fréquemment usitées telles que « j’en ai plein le dos », « ça me saoul », etc… sont en fait lourdes de signification. Reflet de notre état de notre mal être. A chacun d’entre nous d’éviter déjà d’utiliser ces expressions pour retrouver une positivité d’esprit.
Merci de ce partage